Courrier



Fortunée Afriat nous rappelle limportance de l’école de lAlliance à Andrinople, quelle fréquenta.
Elle nous indique qu’
il sagissait de la plus grande, de la plus importante de toutes les écoles de lA.I.U. , dont le directeur était monsieur Mitrani lorsquelle y était élève, puis institutrice.

L’école existe toujours, transformée en Ecole Normale pour les instituteurs turcs, et le directeur actuel lui a montré avec fierté le petit musée constitué uniquement des objets meublant les classes de l’époque.

Les bons élèves venaient après cette scolarité poursuivre leurs études à l’Ecole Normale Orientale dAuteuil - dont le directeur était monsieur Navon - et repartaient ici ou là enseigner à leur tour.

Qui, demande Fortunée Afriat, se souvient encore des Semah, Aboaf, Malki, Toledo, Alcabès qui essaimèrent, portant lensei-gnement de lA.I.U. à Istanbul et au Maroc ?
Nos colonnes sont ouvertes...



Pourquoi ne devrions nous publier que des lettres reçues ?

Cette fois-ci nous informons nos lecteurs d’une lettre expédiée :

 Lettre ouverte à Michel Garel, 

Conservateur en Chef à la Bibliothèque Nationale de France responsable du fonds des manuscrits hébreux.

Paris le 1Mai 1994,

Monsieur,

Vous nous avez régalés, mardi 10 mai, lors de la remise du prix de la Fondation du Judaïsme Français à Claude Vigée, le magnifique poète, dun discours qui a soulevé l’enthousiasme de la salle.

Sage, savant, savoureux, votre propos a ravivé les émotions soulevées par la belle exposition Dune main forte”, à la Bibliothèque Nationale fin 1991-début 1992. Cette exposition, je lai visitée trois fois, ne pouvant me détacher des rêves suscités par les manuscrits hébreux, trésors de nos ancêtres et maintenant de la Nation française toute entière. Le catalogue, pour lequel vous avez à juste titre reçu le prix Vasari 1992 du meilleur catalogue dexposition, trône dans ma bibliothèque et je le parcours souvent, compagnon obligé et obligeant d’un voyage dans le temps et lespace. De lEthiopie à la Chine, de Majorque en Avignon, de Paris à Riom, de la Lithuanie à la Suisse, de Vérone à Mantoue, je me promène sur les pas de nos aïeux, musardant au hasard des lettres carrées transformées par la fantaisie du copiste et lair du temps en arabesques ou en italiques...

Je veux aussi vous exprimer ma joie à l’idée de vous entendre encore, le Ier juin, à l’invitation de lUnion des Israélites Séfarades de France, lorsquen compagnie de Masha Itzhaki vous présenterez rue Puvis de Chavannes louvrage que vous avez co-signé avec elle : Jardins dEden, Jardins d’Espagne”. Cette anthologie bilingue de poésie hébraïque médiévale en Espagne et en Provence est en soi une invitation au rêve et au voyage1.  

Vous transmettez savoir et émotion. Je tiens à vous en remercier en mon nom propre et en celui de mes camarades de ce journal2.

Mireille Mazoyer- Saül 



Une belle fête familiale 

De Marseille, Denise Carasso épouse Tavitian, nous fait part - photos à l’appui - dune grande fête destinée à réunir des cousins géographiquement éloignés les uns des autres dans leur vie courante, puisquils sont venus de Tel-Aviv, Berne, Sao-Paulo, Haïfa et New-York pour se retrouver un beau jour d’août 1993 dans un grand chalet toscan : Il Colombaio” .

La rencontre, organisée par Allegra, fut émouvante, car nombre de ces cousins ne se connaissaient pas entre eux, et encore moins dans les jeunes générations trois dentre elles étant représentées.

Les journées étaient consacrées au tourisme vers Florence ou Sienne, et les soirées à mieux faire connaissance. La dernière sacheva sur un feu dartifice, “symbole de la petite flamme qui brillera maintenant dans nos mémoires” et chaque personne présente reçut son tee-shirt richement imprimé d’une mappemonde fléchée vers la Toscane depuis la provenance des participants et marqué sur l’autre face dune inscription datée : “Camp Carasso”.

Jallais oublier de vous dire : là aussi les Carasso étaient - de loin - majoritaires d le nom de fête des Carasso” ! (les quelques autres noms représentés, Confino, Saporta, Tavitian, Meier, Gleen, Shalom, Zaidman, Shetach étaient ceux de conjoints).

Et ce n’est que depuis, tout récemment, que Denise entendit parler de la première fête du même nom, en septembre 1991 à Paris, fondatrice en quelque sorte du présent journal !

Nous rappelons la fête des Saltiel en préparation à Amsterdam pour le mois d’août. A quand les émules ?Tenez-nous au courant !

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