Remarques en guise de conclusion?



La préparation de ce numéro spécial a constitué une belle aventure pleine d’enseignements.

Le premier est l’enthousiasme avec lequel nombre de scripteurs se sont manifestés, par des réponses détaillées, circonstanciées. Et l’attachement montré à cette langue, à la culture qu’elle véhicule, est proprement étonnant : combien expriment de la culpabilité à ne l’avoir pas assez pratiquée, répandue ! Le temps est lointain du “jargon” qu’il fallait éviter pour paraître éduqué ! Combien surprenante et émouvante est la réponse de ce correspondant affirmant que pour la première fois de sa vie il s’essaie à écrire une langue qui, pour lui n’était qu’orale !

Le second est que la lingua muestra est bien une langue de
communication internationale, puisque, comme l’expriment d’autres intervenants, les locuteurs-scripteurs se comprennent et peuvent échanger à travers le monde.

Le troisième est qu’à l’expérience, et contrairement à l’avis exprimé par certains, il n’est pas évident qu’il faille contraindre tout le monde à écrire cette langue selon une orthographe unique et “normalisée”, figée. Les particularismes sont au contraire savoureux, significatifs tant qu’ils n’empêchent pas une compréhension générale. Ceci s’oppose à l’opinion selon laquelle il faut “nettoyer la langue”. Cette notion de “nettoyage” est très dangereuse à manier et ne doit l’être qu’avec grande circonspection : où s’arrêter ? Faut-il revenir au castillan (de quelle époque d’ailleurs ? du XVIe siècle ou contemporain ?) Et en poursuivant sur cette voie, pourquoi ne pas revenir au latin ? d’autant que le latin lui-même n’était pas exempt d’hellénismes etc…

Dans ce numéro spécial, un certain nombre de réactions, de suggestions, sont communes à bien des correspondants, alors qu’aucun n’a pu lire les réponses d’un autre.

Il est des leçons à en tirer : c’est le but d’une campagne à mener sur dix ans. C’est aussi l’objectif du congrès “Judéo-espagnol/Ladino, Langue et Culture” qui se tient ces jours prochains à l’UNESCO à Paris.

Jean Carasso, Mai 2002


La langue et la culture vivent et se poursuivent :
en voici quelques uns des acteurs contemporains
1.    La troisième promotion d’enseignants du ladino en Israël,
    en cours de formation, élèves groupés autour des enseignants :
    Alicia Gineo Meyuhas, Matilda Koen-Sarano, Moshe Shaul,
    Aaron Koen, Zelda Ovadia, Avner Perez.

Quelques unes des chanteuses de talent qui propagent
notre culture musicale à travers le monde…
2.    Sandra Bessis
3.    Judy Frankel
4.    Marlène Samoun
5.    Monica Monasterio






































Comments