Revues - El amaneser, Kuando muncho eskurese es para amaneser

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Nous nous réjouissons vivement de l’apparition de ce nouveau mensuel dont la première édition est parue le 2 mars 2005 et dont nous avons en main les quatre premiers numéros.

Rappelons qu’en dehors de notre confrère Aki Yerushalayim, seul périodique rédigé intégralement en judéo-espagnol, l’hebdomadaire turc Shalom d’Istanbul, publie dans chaque numéro une page dans cette langue, tout comme nous le faisons nous-même dans les deux éditions, française et américaine. L’irruption dans ce réseau de la dynamique Karen Sharon a fait mûrir le projet d’augmenter la pagination en judéo-espagnol. Mais sous quelle forme ?

Il a finalement été convenu, avec l’approbation de la Direction du Shalom, que ce serait sous la forme d’un supplément mensuel encarté dans l’hebdomadaire, qui conserve sa page habituelle dans la langue.

Le sous-titre du journal est splendidement choisi, Kuando muncho eskurese es para amaneser, traduction libre : plus l’obscurité est profonde, plus brillante sera la lumière (de l’aurore).

Le premier numéro de douze pages constitue déjà une réussite par la variété des signataires et des sujets abordés. L’effort est notoire, et même la responsable, Karen, raconte combien elle est surprise de n’avoir pas eu besoin, pour démarrer, de reprendre des articles chez des confrères qui, tous, lui en accordèrent l’autorisation (dont La Lettre Sépharade, bien sûr !). Elle a déjà en portefeuille des textes pour de nombreuses éditions. Nous nous permettons, en “frères aînés” de la mettre en garde contre sa tentation de parution hebdomadaire. Il s’agirait d’une autre dimension, d’une autre entreprise, d’une industrie et non plus d’un artisanat.
Beaucoup de variété dans cette première édition largement illustrée en couleurs, depuis des aperçus sur des livres, une étude sur le mois de Adar, et une autre sur le peintre Camille Pissarro, sépharade antillais né en 1830, une sur la Presse judéo-espagnole à Jérusalem entre 1870 et 1927, un poème sur la Shoah traduit de l’hébreu, une recette de cuisine, de fort pertinentes réflexions sur la graphie de la diphtongue, qui nous préoccupe nous-mêmes depuis bien des années, pour éviter d’avoir à accentuer (ce qui est difficile avec les ordinateurs) tout en indiquant les accentuations. Pour terminer, une page sur le nouveau chœur d’enfants d’Istanbul.

Dans le numéro suivant, de 16 pages celui-là, une émouvante confession de Karen qui, maintenant, recevant chaque jour plus de textes qu’elle n’en peu passer, avoue qu’enfin elle peut dormir tranquille ! Aussi une intéressante étude sur les Juifs du Pays Basque.

Excellente  étude sur le judéo-espagnol de Dubrovnik dans le numéro quatre.

Bonne initiative que de consacrer la dernière page à un ou une artiste quelle que soit sa spécialité !

Il est assez remarquable que ces  femmes à l’initiative desquelles nous devons cette nouvelle publication (Karen Sharon, Güler Orgûn, Klara Perahya - le “pilier” de la page hebdomadaire dans Shalom - etc) soient déjà parvenues, après quatre numéros seulement, à un tel équilibre, à une telle réussite.

Nos plus vives et sincères félicitations, avec un seul vœu : continuez longtemps !

Vous avez compris qu’il est urgent de vous abonner!

Jean Carasso

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