Canti della diaspora, raccolti, tradotti e interpretati da - Liliana Treves-Alcalay

(en italien)
Volume 3 de 1997, la Giuntina,  via Ricasoli 26 .
IT 50122 Firenze
35000 lires avec la cassette, environ 110 F.

Elle élargit son registre Liliana, et de façon fort plaisante. Dans ce troisième volume - dix ans après le premier - de ses pérégrinations musicales traditionnelles essentiellement sépharades, elle analyse ici les racines de la musique proprement hébraïque, l’art médiéval des troubadours... et nous conduit d’abord en Europe centrale, vers les territoires de la musique yiddich.

Dès le XIIème siècle, Susskind von Trimberg est un troubadour judéo-allemand qui voyage en Europe, de l’Est à l’Ouest. Dès les XIVème et XVème siècles, les bachonim, trouvères voyageurs, mettent en scène dans les villages des récits épiques chantés, tradition qui ne prend fin qu’au XIXème.


Dès les années 1600 nombre de ces chants épiques sont recueillis par Isaac Wallich à Worms. En 1727 à Furth est édité un recueil de treize chants yiddich etc. La transmission en reste pourtant plus orale qu’écrite.

Dans le dernier quart du XIXème siècle, on estime que 250 000 juifs d’Europe centrale, mais essentiellement de Russie, ont émigré vers les USA, y apportant leur culture yiddich florissante.

Liliana nous livre quelques uns de ces mélancoliques chants d’émigrés, à la fois satisfaits de l’être et pourtant nostalgiques de la terre natale, puis - retour à l’Europe -  des chants de résistance, de partisans, des ghettos de Vilno et Cracovie.

Elle revient ensuite en parallèle sur les chants judéo-espagnols qu’elle a étudiés précédemment et termine par la musique israélienne moderne.

Le texte de chaque chanson nous est offert dans la langue d’interprétation et en traduction italienne, avec un commentaire circonstanciel.

La cassette jointe nous offre de belles interprétations dans les deux langues.

Mais où, comment, Liliana a-t-elle appris à chanter si bien en yiddich? En judéo-espagnol traditionnel nous connaissions déjà son talent !


Jean Carasso

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