L’Iran et les dirigeants turcs en tête de liste des « antisémites » 2013

Le chef suprême de l’Iran, le premier ministre turc et fonctionnaire des Nations Unies, Richard Falk, est en tête de la liste annuelle du Centre Simon Wiesenthal des 10 meilleures insultes antisémites et anti-israéliennes de l’année.

La liste de cette année ne fait pas de distinction entre musulmans, juifs et chrétiens et comprend quelques grands noms comme le chef suprême de l’Iran et des agitateurs moins connus comme un district scolaire américain d’une petite ville accusé de fermer les yeux sur l’intimidation antisémite.

Le chef suprême de l’Iran, l’ayatollah Khamenei, est arrivé en tête de liste pour un commentaire le mois dernier réprimandant Israël comme le « chien enragé de la région » et qualifiant les dirigeants politiques israéliens de sous-humains. « Tout au long de 2013, alors que les États-Unis menaient des pourparlers secrets avec Téhéran, la haine antisémite et anti-israélienne de l’ayatollah a coulé sans relâche », lit-on dans le rapport.

Le centre a également nommé le Premier ministre turc Recip Tayyip Erdogan pour des propos tenus lors des manifestations du parc Gezi et de l’éviction du président égyptien démocratiquement élu Mohammed Morsi, qui ont imputé les deux incidents à un « lobby des taux d’intérêt ». Selon l’adjoint d’Erdogan, l’expression aurait été codée pour « la diaspora juive ».

La liste cible également un certain nombre d’activistes occidentaux pro-palestiniens, comme Richard Falk, un enquêteur controversé des droits de l’homme de l’ONU que certains groupes juifs accusent depuis longtemps d’antisémitisme, pour avoir comparé la politique israélienne à Gaza à celle des nazis et refusé de reconnaître des groupes comme le Hamas comme des organisations terroristes. Falk est lui-même juif et a mis en garde contre un « Holocauste palestinien ».

Le rapport accorde une place considérable à l’appel aux partisans du mouvement Boycott / Désinvestissement / Sanction, qu’il a qualifié de « point de basculement de la diabolisation mondiale d’Israël ». Dans la section figurent l’American Studies Association pour son récent vote en faveur d’un boycott universitaire d’Israël, le bassiste de Pink Floyd Roger Waters et l’Église unie du Canada pour avoir approuvé le boycott des produits israéliens.

Max Blumenthal et Alice Walker, deux auteurs américains critiques d’Israël, ont été nommés dans une section intitulée « le pouvoir du stylo empoisonné ». Blumenthal, dont le livre controversé mais populaire Goliath : Life and Loathing in Greater Israel est référencé contre lui dans le rapport, a répondu sur son compte Twitter personnel : « ils ne peuvent pas attaquer le contenu car il est factuel ».

Ont également été cités des individus accusés d’avoir contribué à la montée de l’antisémitisme au Moyen-Orient et en Europe, notamment le parti nationaliste d’extrême droite hongrois Jobbik, des artistes arabes et des chefs religieux qui auraient laissé entendre qu' »Hitler avait raison », aurait déclaré un caricaturiste français. « obsédé » par la diffamation d’Israël et des sites sportifs européens entachés d’antisémitisme.

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