(JTA) — Une famille juive de Belgique et un directeur d’université français ont reçu des menaces antisémites, selon des informations parues dans les médias francophones.
La famille de Rhode-Saint-Genese près de Bruxelles a reçu mardi une lettre avec une croix gammée et les mots « sales juifs ». La mère, identifiée uniquement comme Anne dans un article publié par La Capitale, a déclaré qu’elle ne savait pas qui aurait pu envoyer la lettre.
L’un des enfants de la famille fréquente une école juive, mais la famille se décrit comme laïque. La famille a porté plainte auprès de la police et contacté Joel Rubinfeld, fondateur de la Ligue belge contre l’antisémitisme.
La famille a reçu la lettre deux jours après une commémoration organisée à l’occasion du premier anniversaire du meurtre de quatre personnes, prétendument par un islamiste qui est jugé et nie son implication dans l’attaque, au Musée juif de Belgique.
La porte-parole du musée, Chouna Lomponda, une Belge d’origine africaine, a également reçu une menace mardi sur Facebook, a-t-elle déclaré à La Capitale. « Arrêtez de montrer et de parler pour les Juifs. Cela pourrait être dangereux pour vous », lit-on dans le texte.
En France, le directeur de l’Institut universitaire technique, ou IUT, de Saint-Denis près de Paris, qui a reçu de multiples menaces de mort cette année, aurait été à nouveau visé par des inconnus qui auraient envoyé à cinq de ses collègues des messages textuels lisant : « Toi aussi tu tomberas. Vous travaillez pour les Juifs.
Outre les messages aux collègues de Samuel Mayol, une étoile de David a été peinte sur la porte d’un bureau d’un enseignant de l’établissement, rapporte jeudi le quotidien Le Figaro.
Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, ou BNVCA, a condamné mercredi l’incident dans un communiqué et a félicité la ministre française de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, pour l’avoir également condamné et qualifié d’antisémite.
« Le climat antisémite dans cette université s’aggrave depuis plusieurs années », a écrit le fondateur du BNVCA, Sammy Ghozlan, dans un communiqué, qui a mis en cause « la propagande anti-israélienne diffusée par des associations étudiantes soutenues par les groupes d’extrême gauche français et étrangers ». ”
