NICE, France (JTA) — Un juge français préparant le procès d’adolescents arabes qui auraient agressé un jeune juif à l’extérieur d’une synagogue a omis les accusations de crime de haine dans un projet d’acte d’accusation, a déclaré un groupe de surveillance.
Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, ou BNVCA, a protesté mardi dans un communiqué contre l’omission de l’acte d’accusation des suspects de l’agression du 28 février à Montmagny près de Paris.
Des groupes juifs ont loué les efforts des autorités françaises pour protéger les juifs, mais ont également critiqué l’incapacité perçue du système judiciaire à traiter l’élément aggravé des crimes de haine dans plusieurs cas de violence contre les juifs.
Lors de l’assaut de Montmagny, les agresseurs présumés, âgés de 14 et 15 ans, ont traité le garçon juif, sa sœur et son frère de « sales juifs » dans le parc où ils jouaient, a rapporté Le Parisien, d’après des sources policières. Selon le BNVCA, les quatre suspects sont d’origine arabe. Ils auraient battu le garçon avec un bâton et lui auraient enlevé sa kippa, qu’il portait lorsqu’ils se sont approchés de lui, a-t-il dit.
Le BNVCA s’est dit « consterné » par la décision du juge, qui, selon le groupe, est « totalement contraire » à la loi.
Ces derniers mois, le BNVCA a également critiqué l’omission initiale d’un juge des accusations de crime de haine dans le procès pour meurtre d’un musulman qui a avoué avoir tué sa voisine juive en avril alors qu’il criait contre Allah et la traitait de démon. L’accusation de crime de haine a finalement été ajoutée à l’acte d’accusation.
