Robert Logan Shoecraft III, originaire de Tampa, Floride, risque jusqu’à dix ans de prison après avoir plaidé coupable le 26 octobre à deux chefs d’accusation fédéraux pour avoir menacé de tuer un membre du Congrès et avoir informé l’épouse d’un conseiller présidentiel américain que des personnes se préparaient à « Kirk » le couple, a indiqué lundi le ministère de la Justice des États-Unis.
Ce dernier fait référence à l’assassinat du commentateur conservateur Charlie Kirk le 10 septembre 2025, selon le FBI.
Lors de son audience de plaidoirie, Shoecraft a plaidé coupable mais a nié avoir eu l’intention que ses déclarations constituent de véritables menaces de violence. Il a déclaré comprendre qu’elles seraient perçues comme telles, selon les documents du dossier.
En mai 2024, le Floridien âgé de 35 ans avait laissé un message vocal dans lequel il menaçait un membre du Congrès — qui n’est pas identifié dans les documents du tribunal.
« On vient pour toi. On va te tuer, bordel », a-t-il déclaré. « Tu crois que les libéraux vont être laissés de côté sans réagir ? Mec. Il y a des gens comme moi qui sont instables et qui vont t’éliminer. Tu crois qu’on va être laissés faire ? Nous aussi, nous avons des armes, espèce de connard. »
Durant une interview de juillet 2024, il a dit avoir passé cet appel après avoir pris des somnifères. Des responsables fédéraux lui ont dit qu’il y aurait des « conséquences » s’il proférait d’autres menaces, selon l’affidavit.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux le 31 octobre 2025 à l’épouse du conseiller présidentiel non identifié, Shoecraft écrivit que « toi et ton mari serez traînés dans les rues comme Mussolini et sa maîtresse après tout cela ».
Le dirigeant fasciste italien Benito Mussolini et sa maîtresse ont été exécutés publiquement en 1945.
« J’ai entendu des commentaires de certains types dans mon stand de tir local, et ils se préparent à Kirk pour vous », a écrit Shoecraft.
Il a ensuite déclaré qu’il n’avait pas visité un stand de tir et qu’il avait inventé cette allégation, selon les documents du tribunal. Il a confié aux agents fédéraux qu’il avait bu et qu’il avait modifié le message environ trois fois, en retirant les références à lui-même pour éviter des ennuis.
