La Colombie inaugurera son ambassade à Jérusalem mercredi, ce qui fera d’elle le dixième pays à établir une mission diplomatique dans la capitale israélienne.
Cette démarche s’inscrit dans un important volte-face de la politique étrangère du président colombien Abelardo de la Espriella, entré en fonctions il y a deux mois et qui a entrepris de rétablir les liens bilatéraux avec Israël après que l’ancienne administration les avait rompus.
Elle s’inscrit également dans une vague de droite qui traverse l’Amérique latine et qui pousse à un virage diplomatique en faveur de relations plus étroites avec les États-Unis et Israël.
Le ministre colombien des Affaires étrangères, Omar Bula, se rendra en Israël pour la cérémonie.
Israël et la Colombie ont rétabli leurs relations diplomatiques et économiques en août, après l’inauguration du nouveau gouvernement colombien, mettant fin à une suspension de deux ans initiée par l’ancien président Gustavo Petro au sujet de la guerre contre le Hamas à Gaza.
La nation sud-américaine est également devenue le deuxième pays, après les États-Unis, à reconnaître la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan.
Neuf pays disposent actuellement d’ambassades dans la capitale israélienne : les États-Unis, Fidji, Guatemala, Honduras, Kosovo, Nauru, Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Paraguay et le Somaliland.
Toutes les autres nations qui entretiennent des relations diplomatiques avec Israël conservent leurs ambassades à Tel-Aviv ou dans ses environs.
La décision du président américain Donald Trump de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem au cours de son premier mandat a ouvert la voie à d’autres pays pour suivre l’exemple.
La République démocratique du Congo est censée être le prochain pays à transférer son ambassade à Jérusalem.
Le président argentin Javier Milei et le sénateur Flávio Bolsonaro, le candidat en tête dans la course présidentielle brésilienne, se sont tous deux engagés à transférer les ambassades de leurs pays à la capitale israélienne.
