L'Union des étudiants français juifs, ou UEJF par son acronyme français, a déposé la poursuite mercredi avec un tribunal correctionnel de Paris, selon l'agence de presse française AFP.
Le président de l'UEJF, Jonathan Hayoun, a déclaré que son organisation avait déposé le procès parce que le site Web basé en Californie a « ignoré » une décision de tribunal civil du 24 janvier, qui a donné à Twitter deux semaines pour se conformer à la demande de l'UEJF que Twitter identifie les personnes qui ont enfreint les lois de la France contre le discours de haine.
En tant qu'entreprise américaine, Twitter a fait valoir devant le tribunal qu'elle adhère aux lois américaines et protégée par le premier amendement et les grandes libertés de liberté d'expression qu'elle assure. Mais le juge a déclaré que les commentaires des internautes en France sont soumis à la législation plus stricte de la France contre l'expression raciste et haineuse.
« Twitter joue la carte d'indifférence et ne respecte pas la décision », a déclaré Hayoun à l'AFP mercredi. «Ils ont décidé de protéger l'anonymat des auteurs de ces tweets et se sont fait des complices aux racistes et aux antisémites.»
L'UEJF a poursuivi Twitter l'année dernière peu de temps après le hashtag «Unfonjuif», français pour «Agoodjew», est devenu le troisième plus populaire sur Twitter français. Un hashtag est une phrase qui, lorsqu'elle est précédée par le symbole #, est utilisée pour indexer les tweets pertinents. De nombreux utilisateurs ont publié des blagues et des appels à l'Holocauste pour tuer des Juifs sous #Unbojuif.
L'UEJF souhaite déposer des dommages-intérêts qu'il est accordés lors d'un procès contre Twitter, une organisation travaillant pour préserver la mémoire de l'Holocauste, a rapporté l'AFP.
