En tant que professeur au département politique de l’Oberlin College, je suis reconnaissant au professeur de Chicago Michael Soffer pour l’excellent article d’opinion qu’il a publié dans ces pages, Oui, reconnaissant. Comme beaucoup de mes collègues, je suis d’accord avec tous les points qu’il a soulevés, à l’exception de la conclusion selon laquelle les étudiants devraient rester à l’écart de notre campus.
Soffer a raison de dire que les messages du professeur Karega étaient sans ambiguïté antisémites et évoquaient la rhétorique vicieuse qui a contribué au meurtre de masse des Juifs. Il a également raison, et encore plus perspicace, de soutenir que le principal problème dans son cas réside encore plus dans le fait que ses affirmations sont tout simplement fausses, et de ce fait indignes d’Oberlin.
À la suite de mes conversations intenses avec des collègues et des étudiants sur le campus au cours de la semaine dernière, je sais que nous travaillons maintenant activement pour faire face à cette situation sans précédent. Nous le ferons sans crainte, mais aussi conformément à une procédure régulière. Cela prendra un certain temps.
Pendant que nous avançons, je tiens à assurer aux futurs étudiants de tous horizons et de tous horizons qu’ils restent en sécurité entre nos mains, à la fois intellectuellement et personnellement. L’engagement de notre faculté envers les valeurs savantes fondamentales de la raison, de la logique et de la preuve reste aussi fort que jamais.
Nous avons du travail à faire pour éduquer nos étudiants sur l’antisémitisme, et la crise actuelle nous pousse à le faire. La semaine dernière dans ces pages, Hadas Binyamini, diplômé 2014, notait à juste titre que notre Centre de ressources multiculturelles est resté muet sur l’antisémitisme. Cela va enfin changer.
Et tandis que nos propres étudiants juifs ont fait valoir que l’atmosphère sociale et politique pour les étudiants juifs reste extrêmement sûre et favorable, la réponse ferme d’Oberlin aux messages du professeur Karega nous permettra de mieux gérer le petit nombre de cas où, comme sur d’autres campus, la rhétorique et la politique sont devenues surchauffées.
En bref, Oberlin reste, comme toujours, un centre exaltant de débat progressiste fondé sur les normes académiques les plus élevées. J’ai eu le privilège d’en faire partie pendant quatre décennies, et je ne pense toujours pas qu’il y ait un meilleur endroit pour les étudiants de tous horizons et inclinations.
Venez nous rejoindre!
Marc Blecher est professeur au Département de politique de l’Oberlin College.
