Les participants à une marche contre l'antisémitisme dans Toulouse ont lancé des insultes anti zionnistes chez un autre manifestant juif.
Les insultes se sont dirigées vers Nicole Mardeni, qui dirige le chapitre local du groupe de communautés juives parapluie de Crif, lors d'une marche par 2000 personnes à Toulouse. La marche a été organisée samedi par un groupe gay, Arc-en-Ciel, après la pulvérisation de slogans antisémites et anti-gays dans plusieurs endroits de Toulouse la semaine dernière.
Mais un certain point, un groupe de manifestants a commencé à chanter: «Mardeni, se perdre» et: «Crif, fascistes, sionistes, se perdre».
Les participants juifs n'étaient «absolument pas préparés à une telle réception», a déclaré Mardeni à l'agence de presse AFP. « Les Juifs sont maintenant chassés d'une démonstration contre l'antisémitisme », a-t-elle ajouté.
Les organisateurs de la manifestation ont déclaré avoir regretté les chants.
« Nous sommes profondément dérangés par ce qui s'est passé », a déclaré Noemie Henry, présidente d'Arc-en-Ciel.
Samedi également, le comédien antisémite Dieudonne M'bala M'bala s'est produit au Zennith Theatre de Toulouse. Quelque 400 manifestants se sont présentés pour une démonstration contre Dieudonne, qui a utilisé ses spectacles pour diffuser des vues antisémites. La manifestation a été organisée par CRIF et le chien de garde de Licra Anti-Racism, et a été tenu à quelques kilomètres du théâtre.
Les responsables de la ville n'ont pas permis aux groupes de démontrer en face du bâtiment et que les policiers ont aidé à vérifier que tous ceux qui entraient dans le théâtre avaient un billet pour prévenir les perturbations des infiltrés anti-Dieudonne, a rapporté la chaîne de télévision France 3.
Le rapport a montré des jeunes hommes excités quittant le théâtre tout en interprétant la Qunelle, un geste quasi-nazi que Dieudonne a inventé et étiqueté anti-établissement, mais que de nombreux juifs et politiciens français sont antisémites. Plus tôt ce mois-ci, la police française a arrêté un graphiste qu'ils soupçonnent de diffuser avec l'intention d'offenser une photo d'un homme effectuant la quenelle devant l'école d'Ohr Hatorah à Toulouse, où un islamiste a tué quatre Juifs en 2012.
