Mémoire : Hommage à Aharon Rousso


Hommage à Aharon Rousso

Cest ce numéro que nous avons choisi, où il est beaucoup question de Salonique justement, pour honorer

lIngénieur Aharon Rousso,

de Tel-Aviv. Il a consacré une bonne partie de sa vie, de sa compétence et de son énergie, en particulier depuis 1945, à aider les survivants de la Shoah à Salonique, ville dans laquelle il est lui-même né, et à perpétuer la mémoire des massacrés.

Voici donc un aperçu de sa longue carrière :

Aharon Rousso est né à Salonique tres anyos antes del fuego1 dans la classe moyenne, dun père agent dassurances et dune mère au foyer. Il étudie à l’école des frères Alcheh, où l’enseignement était dispensé en français mais où l’on commençait très jeune à apprendre en parallèle le judéo-espagnol , lhébreu et le grec ; un peu plus tard, langlais.

En 1932, il va poursuivre ses études au célèbre Technion de Haïfa, devenant en 1936 ingénieur civil dans des circonstances économiques difficiles, suivies de la guerre, puis de la guerre dindépendance. Il travaille donc depuis 1943, dans les vicissitudes ci-dessus rappelées.

Dès larrivée en Palestine des premiers survivants saloniciens de la Shoah, il soccupe de leur logement et de leur insertion.

Avec quelques camarades plus âgés, maintenant disparus, il fonde le «Centre de Recherches sur le Judaïsme de Salonique» qui publia bientôt un ouvrage continuant à faire référence : «Salonique, ville-mère en Israël», offrant une sorte de panorama général de la Salonique juive disparue.

En 1970 le «Centre de Recherches sur le Judaïsme de Salonique» obtient enfin la création dune chaire dhistoire et civilisation du Judaïsme de Salonique et de Grèce, à la Faculté de Tel-Aviv, présentement assumée par le professeur Mina Rozen.

Puis dautres publications de mémoire se succèdent, substantielles, intéressantes2.

Le point d’orgue est la récente création que nous avons rapportée dans les numéros précédents, de lexposition permanente «Salonique, une métropole sépharade», au Musée de Beit Lohamei Hagetaot, près dAcco, essentiellement financée par la famille Recanati de Tel-Aviv. 

Merci et honneur à Aharon Rousso !

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