Documents reçus


La revue grecque «Cronica»

Les deux premières livraisons 1993 de lintéressante revue grecque «Cronica», organe de la Communauté juive de Grèce comportent des articles sur :
-L’
importante Communauté - 500 person- nes - de Florina avant la guerre.
-Un ré
cit haut en couleurs et plein de fantaisie (et dinexactitudes dailleurs...) du voyageur turc du 17ème siècle, Evliya Tchelebi au travers des communautés juives de Komotini, Kavala, Serrès, Salonique et Athènes.
-Une é
tude bien illustrée de photos sur la communauté juive de Volos, établie là depuis la plus haute antiquité peut-être à cause de l’importance du port, et de laquelle traite dé Strabon, au premier siècle de notre ère. Au 12ème siècle, Benjamin de Tudèle estime à 400 le nombre de Juifs installés, etc1. 
- Un é
ditorial sur «Auschwitz, lieu du martyre» et «50 ans, anniversaire».
- Une sé
rie de témoignages à ce propos sur les transports de Salonique à Auschwitz, provenant de rescapés, (Paloma Florentin, Léon Benmayor, Léon Haguel, Henriette Molho, Oro Alfandari, Joseph Gattegno.) et préfacée par Albert Naar.
- Un té
moignage sur les Juifs de Rhodes, signé de Loukia Soulam.
- Le texte du discours du pré
sident Clinton à l’inauguration du Mémorial de lHolocauste aux USA.
-
Ce sommaire contracté n’est pas exhaustif.
- en derniè
re heure, extrait du sommaire du n° 126, de septembre-octobre :
- Une histoire de la communauté juive de Volos de 1941 à 1944 en liaison avec la résistance à l’occupant.
- Une histoire des juifs de Trikala, majoritairement romaniotes, dont la premiè
re mention officielle écrite date de 1332, présence attestée continûment depuis cette époque.
- D’
intéressantes informations sur les Juifs de Smyrne sont à rechercher dans un guide de la région, par G.N. Michail, publié en 1920 lorsque la cité et son environnement étaient grecs.
- Et deux lettres traitant des communauté
s de Verria et Paxi.

La saga des de Vidas

Il sagit dune esquisse, par Henri Ariel de Vidas en Israël, de ce qui pourrait devenir une histoire plus substantielle de cette famille au travers de lespace et du temps. Cest sa fille Michal qui, en 1985, lui a formellement demandé d’entreprendre ce travail. Et Ariel fait appel à tous ses cousins - ou autres de Vidas - de par le monde pour laider à compléter son étude.

A noter entre autres, pour l’
anecdote, la correspondance dAriel avec lun des innombrables Devidas figurant à l’annuaire des téléphones en Inde : Kishore Devidas Rajda, de Bombay, lui explique en septembre 1987 que ce nom est fort commun chez les Hindous, signifiant : «Serviteur de Dieu».

A partir du 19ème siècle, on passe des généralités sur les porteurs du nom de Vidas, repéré dès le Moyen-Age, aux faits plus précis et à l’installation de la famille à Smyrne, qui n’était quune bourgade où vinrent peu à peu s’installer, avec laccroissement du port, des Juifs originaires de Constantinople, Magnésie et Tria.

 



Renaissance dun judaïsme oublié

Rachel Amado Bortnick 
a publié dans le «Dallas Jewish Life» de juin 1993 un intéressant article concernant trois femmes ne se connaissant pas entre elles, dUruguay, de Santa-Fé et de Dallas et ayant effectué récemment, depuis un marranisme oublié, le même chemin vers un judaïsme affirmé.

Et ceci nous incite à relater dans notre prochaine livraison les entretiens que nous venons d’avoir avec deux personnes dans le même cas, vivant à Paris.


Kaddisch

Le professeur Samuel Varsano, de Rome, nous avait permis, de reproduire dans la «LS» 6 la substance d’un article quil avait écrit sur les Juifs de Salonique émigrés à Naples après lincendie de 1917.

Il nous 
fait parvenir ces jours-ci lenre- gistrement sur cassette dun Kaddisch pour ténor et orgue quil a composé à la mémoire de son frère et dans lequel il tient lui même la partie dorgue.

Il nous a joint la partition musicale. Infiniment merci pour ce docum
ent émouvant.


Guadeloupe

Nos amis Cooper, de Brooklyn, nous adressent un article du «Natural History Magazine» décrivant trois siècles de présence sépharade - quelques familles - dans l’îlot de St Thomas, à 130 km au N.O. de la Guadeloupe, autour de la famille Abudiente.

En 1707, les cinq familles recensées possédaient quarante-trois esclaves. Mais il nest plus aujourdhui de Sépharades dans cette île...


Smyrne

Henri Nahum nous a fait parvenir son mémoire de diplôme d’études approfondies (DEA) soutenu à Paris IV-Sorbonne, travail relatif aux «Juifs de Smyrne à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle».

Cette communauté juive, soigneusement décrite comme s’étiolant avec la fin de lempire ottoman , revivifée par larrivée de lA.I.U., a suivi les mêmes voies que celles de Salonique et dIstanbul avec la circonstance particulière de loccupation grecque de mai 1919 à septembre 1922. Une guerre dure contre les populations grecque et arménienne, l’énorme incendie dans le cadre de cette bataille de reconquête par les Turcs, non seulement ont fait de très nombreuses victimes, mais ont complètement bouleversé les communautés de la ville. Par la volonté des Turcs, les Juifs furent en principe épargnés dans ces batailles, mais le traumatisme fut grand, suscitant un mouvement d’émigration.

C’
est un travail que nous rapprochons évidemment de celui dEsther Benbassa, commenté dans le numéro précédent, sur la communauté d’Istanbul à la même époque, qui a bénéficié elle, d’une certaine continuité

Il s’agit dune étude fouillée, - débutant par une bibliographie commentée, - quHenri Nahum approfondit encore et sans cesse puisqu’il a lintention de soutenir une thèse sur le même sujet. La source essentielle dinformations est labondante correspon-dance entre les directeurs locaux d’écoles de lAlliance et le siège parisien. Mais Henri sest aussi entretenu personnellement avec des témoins. 

La conclusion est que le Smyrniote se sent appartenir simultanément à diverses sphères ne sexcluant pas lune lautre : sa judéité, sa ville, son environnement turc, sa langue judéo-espagnole, et sa francophonie.
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