Revues - Cadernos de Estudos Sefarditas

n°1 - 2001sans ISBN
n°2 - 2002
ISBN : 1645 1910
n° 3 - 2003 - sans ISBN
cat.ests.sefarditas@fl.ul.pt
www.fl.ul.pt

Dès 1997 l’Université de Lisbonne a créé avec le soutien de la famille Benveniste une chaire d’études sépharades qui porte le nom d’Alberto Benveniste.

Il s’agit, on l’aura compris, de la même famille de mécènes qui soutient aussi le Centre Albert Benveniste lié à la chaire d’études sépharades de l’École Pratiques des Hautes Études de Paris.

Pour faire connaître le résultat de ses travaux, elle édite un bulletin dont nous avons reçu les premiers numéros.

Ce centre est dirigé depuis sa fondation par le professeur A.A. Marques de Almeida.

Ces trois premiers volumes soigneusement présentés sont un fidèle reflet de l’activité de ce centre : acquisitions de livres pour la bibliothèque, conférences, articles, projets de recherches nous donnent une idée du renouveau des études sépharades dans ce pays qui a eu une importance considérable dans l’histoire des sépharades.

Dans le N° 1 publié en 2001, les conférenciers invités en 2000 étaient Richard Ayoun “Des Portugais à Bordeaux et à Bayonne à l’époque moderne”, Joseph Abraham Levi, A Diaspora sefardita nas Americas durante os seculos XVIIe XVIII, Maria da Graca A. Mateus Ventura Os Gramaxo. Um cas paradigmatico de redes de influência em Cartagenas das Indias. A ces conférences viennent s’ajouter plusieurs articles tous très riches en particulier la bibliografia sobre as comunidades sefarditas na Ibero-America établie par Joseph Abraham Levi du Rhode Island College, qui sera très utile aux chercheurs puisqu’elle rassemble plusieurs centaines de titres dans toutes les langues. Carlos Manuel Valentim nous trace le portrait de Mestre Joyaux Faras-um sefardita ao serviço de D. Manuel I. Enfin le volume se termine sur la liste assez impressionnante des conférences prononcées de 1997 à 2000. Douze professeurs de France, d’Espagne et du Portugal ont pu ainsi exposer leurs travaux devant le public universitaire lisboète privé depuis bien longtemps de cette possibilité.
Dans le n° 2 publié en 2002, le cycle de confférences se poursuit avec Angel de Prado Moura de l’Université de Valladolid, Michèle Escamilla-Colin de l’Université de Paris X Nanterre et Alvira Cunha de Azevedo Mea de la Faculté des Lettres de Porto. Ces conférenciers présentent les résultats de leurs recherches. De plus de nombreuses informations nous sont fournies :  la bibliographie sur le séfardisme de la Bibliothèque de la faculté des Lettres de Lisbonne, encore une mine pour les chercheurs. Tapani Harvainen de l’Université de Helsinski nous raconte l’extraordinaire aventure de Johan de Costa, O sefardita da corte de Pedro o Grannde, o primeiro judeu na Finlandia. Après diverses aventures romanesques, Johan de Costa fils de famille juive d’Amsterdam s’établit à St Petersbourg où il devient un familier de Pierre le Grand qui aimait parler de questions religieuses avec lui. De Costa obtient ainsi le titre de Roi des Samoïdes, une île sablonneuse et déserte du Golfe de Finlande. On lira toujours avec intérêt les résultats des recherches menées par Esther Benbassa sur la Diaspora sépharade des Balkans ou ceux de Jean Christohe Attias sur Isaac Abravanel, entre mémoire ethnique et mémoire nationale. Dans le résumé des activités figure en bonne place l’accord de coopération avec l’École Pratique des Hautes Études de Paris et surtout le projet de recherche subventionné par le Ministère de la recherche portugais Diccionario Histórico dos sefarditas portugueses: corpo prosopográfico de mercadores e gente de trato. Un ouvrage que l’on attend avec un vif intérêt et dont il faut souhaiter la publication prochaine.
Dans le N° 3 qui porte sur l’année 2002 nous retrouvons trois conférences de José Alberto da Silva Tavim du centre d’études africaines et asiatiques de l’Institut de recherches scientifiques tropicales de Lisbonne, sur Historia das historias dos judeus de Cochim, de Henrique Lita du Centre des Sciences de l’Université de Lisbonne Para uma bibliografia de Pedro Nunes : o surgimento de um matemático, 1502-I542 et d’Herman Prins Salomon sur O haham Saul Levi Mortera e a vaca vermelha. Dans la série des études on signalera tout particulièrement celles de Florbela Vega Frade, boursière de la chaire, sur uma familia sefardita do Seculo XVI-Os Mendes Benveniste et bibliografia sobre a familia Mendes Benveniste no seculo XVI ou encore cette étude de Mordechai Arbell de l’Institut Ben ZVi d’Israël sur a Comunidade judaica portuguesa de Madras, India no seculo XVII.

Dans ce bref article malheureusement trop court on pourra prendre conscience de la vigueur des études sépharades à Lisbonne et de son ouverture aux chercheurs étrangers dans tous les domaines qui concernent la diaspora sépharade. Tous nos lecteurs plus particulièrement intéressés par l’un ou l’autre de ces textes pourront contacter la chaire et avoir en mains les résultats de ce travail exemplaire dont on espère qu’il se reproduira dans d’autres pays. Bravo encore aux mécènes qui ont su prendre cette heureuse initiative.

Charles Leselbaum
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