La Buena Guarda - Lope de Vega

En espagnol, 2002, Edición de Maria del Carmen Artigas
Ed. Verbum, apart 10084, E 28080 Madrid
217 pages
ISBN 84 7962 237 7


Maria del Carmen Artigas, professeur de langue et littérature espagnoles à l’Université de la Nouvelle-Orléans  est spécialisée dans le séfardisme.1

Elle vient de publier une nouvelle édition de cette pièce de Lope de Vega (1610) que l’on avait un peu oubliée, La Buena Guarda.Voici son propos : la Buena Guarda es, ante todo una pieza de crítica social, en la cual Lope relata, bajo sutiles metaforas, y en un segundo nivel de lectura, el problema del converso en la España de los siglos de Oro.

De quoi s’agit-il dans cette comédie ? Au premier acte, Clara, religieuse, rompt ses vœux et se prépare à fuir avec Félix qu’elle aime. Hélène est la fiancée de Carlos mais on insinue que ce dernier est d’origine “douteuse”. Au second acte Clara s’est enfuie du monastère et vit son amour avec Félix. La Vierge Marie fait remplacer Clara dans son couvent par un ange. Carlos ne peut pas épouser Hélène car on a reçu des informations négatives sur son lignage. Au dernier acte Clara, après une série de pénitences,  retourne au couvent où elle se rend compte que son honneur est sauf grâce au miracle de la Vierge. Carlos s’est marié avec Hélène mais son père découvre que son gendre est juif. Il se convertit et le mariage est régularisé. L’auteur de cette édition y voit deux lectures:

Los dos temas principales de la buena guarda son la leyenda de la sacristana y el converso.Ambos se contraponen con sutil ironia.En la primera trama,Lope narra el enamoramiento y el pecado de Clara,el milagro de la  Virgen y el retorno  de la monja al monasterio.Esta trama que es la leyenda de la sacristana, está acompañado de imagenes religiosas en las cuales Lope  muestra su dominio de la escolástica et de la teologia. En la segunda trama narra el problema del converso o del criptojudio. Lope contrapone la mancha en la  sangre de Carlos, personaje de la segunda trama con la mancha en el alma de Clara .La segunda trama pone en dudas la conciencia moral de la primera.2

Il faut lire mot à mot les commentaires de Maria del Carmen Artigas qui nous explique, vers par vers, toutes les allusions au monde juif et à ses relations avec les chrétiens de l’Espagne du Siècle d’Or.


On referme ce livre en admirant l’immense travail réalisé ( mais c’ est une thèse universitaire) d’une lecture toujours agréable malgré la complexité du sujet : retrouver dans une pièce de Lope de Vega, le plus grand  dramaturge catholique de l’Espagne du Siècle d’Or, des allusions si criantes aux conversos est très courageux. Des notes et une excellente bibliographie internationale font de ce livre un exemple de ce qu’il reste encore à faire pour avoir une connaissance précise du thème du converso dans la littérature espagnole.

Charles Leselbaum

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