Éditorial



De  nouvelles signatures apparaissent dans cette édition, au bas de comptes rendus de livres et revues. C’est l’un des signes du virage annoncé dans le numéro précédent et maintenant bien amorcé.

    Il n’est pas très original de prétendre au changement dans la continuité, cliché usé, mais qui s’applique effectivement ici. Les lecteurs attentifs et un peu anciens déjà reconnaîtront nombre de rédacteurs fidèles, solides (fréquemment talentueux… osons l’affirmer !) structurant cette publication, et de nouveaux qui s’affirmeront, n’en doutons pas.

    Parallèlement, plusieurs comptes rendus de livres récemment parus illustrent l’interpénétration des aires culturelles judéo-hispanique et judéo-arabe au Maghreb. Entre autres une étude fournie sur les noms des Juifs du Maghreb et une description de la vie juive en Libye. De même, nous avons à revenir sur Oran, ville hispanophone déjà évoquée à plusieurs reprises.

Un roman historique nous introduit dans la grande famille des Cresques, cartographes du XIVe siècle originaires de Majorque.

 Dans l’édition précédente, la fascinante Sicile retenait notre attention comme l’une des implantations du judaïsme sépharade, et cette fois-ci, c’est sur Livourne au XVIIe siècle que nous revenons dans une inattendue optique féministe.

L’actualité éditoriale nous a apporté deux livres de matière  philosophique : une nouvelle édition commentée du célèbre Meam Loez; et une correspondance imaginaire entre Maïmonide et Averroès au XIIe siècle, tous deux contemporains  et natifs de Cordoue, ville prestigieuse s’il en est.

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La Délégation Générale à la langue française et aux langues de France, dans un double courrier que nous présentons en page 18, explique comment et pourquoi le judéo-espagnol est considéré comme langue (sans territoire) effectivement parlée en France.
Cela nous remplit de fierté de lire que ladite institution officielle compte sur notre publication pour développer encore cette langue et la culture qu’elle véhicule.

Mais en contrepartie cela nous impose le devoir de maintenir, voire d’élargir l’espace consacré à ladite langue, de maintenir, voire d’améliorer encore la qualité de notre publication.
L’avenir dira si nous y avons réussi…

La Rédaction

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