…Ke no sienten… | …Qu’ils ne comprennent pas…

Rita Gabbai-Tazartès,

Nasyo en Atena en 1934, onde bive oy.
Muntchas vezes La Lettre Sépharade publiko poesiyas de Rita.

Née à Athènes en 1934, où elle vit.
A maintes reprises La Lettre Sépharade a publié des poèmes de Rita.


El avlar i el eskrivir…

El mas viejo rekuerdo : “Avagar ke no sienten los ijos” dizia mi papa a mi madre kuando tenia yo syete anyos, i despues kontinuavan a avlar en espanyol para ke no entendieramos.

De ken ambezi a avlar : Es de mi suegra ke ambezi i me meti a avlar kada dia el espanyol. Mas tadre empesi a eskrivir sola, sin ke ningunos me ensenye.

Komo azer ?

Ke se deve de azer oy : mi prove opinyon es ke kada komunidad sefardi devria finansar kursos de judezmo en trayendo un profesor ke termino el seminario en Israel. Lo digo esto porke ay ande mozotros siertos jovenos ke iyan ser prontos de ambezar. Mizmo si estas personas son kontadas, ya vale la pena. Si no, se piedre una okazion presioza.
Le parler et l’écrire…

Le plus ancien souvenir : “doucement, que les enfants n’entendent pas” disait mon père à ma mère lorsque j’avais sept ans, puis ils continuaient à parler en espagnol pour que nous ne comprenions pas. 

De qui ai-je appris à parler ? C’est de ma belle-mère et je me suis alors mise à parler chaque jour en espagnol, plus tard j’ai commencé à écrire seule, sans que personne ne m’enseigne.

Quel avenir ?


Ce que nous devons faire aujourd’hui : mon opinion est que chaque communauté sépharade devrait financer des cours de langue en faisant venir un professeur ayant terminé son stage en Israël. Je le dis car il y a parmi nous certains jeunes qui sont prêts à étudier. Même si ces personnes sont comptées, cela vaut la peine. Si non, une précieuse occasion sera perdue.
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