Editorial


Il est beaucoup question de Salonique dans ce numéro car nous avons reçu plusieurs livres à propos de cette capitale, de cette Madre de Israël.

De plus il vient de s’y tenir un congrès :
“Le judéo-espagnol, une langue à la recherche de ses locuteurs” auquel un certain nombre de nos lecteurs ont assisté, merveilleusement reçus par les plus actifs membres de cette maintenant
- hélas !- petite communauté.

Il s’y est débattu de l’avenir de cette langue, actuellement enseignée en bien des points du globe et dont on disait il y a plus de cent ans déjà “qu’elle était morte”. Il est pourtant curieux ,- et encourageant - de constater l’attrait qu’elle, et la culture qui lui est liée, exercent dans le monde entier, disons pêle-mêle en Espagne même surtout, en Estonie, au Japon, en Amérique du Sud comme en France et aux États Unis pour ce qui nous concerne, avec les deux éditions de notre publication, la française et l’américaine.


Un reflet de cet état d’esprit se retrouve dans les plus récents numéros de La Lettre Sépharade, entendez que la pagination consacrée au judéo-espagnol s’accroît. Des lettres de lecteurs nous encouragent dans ce sens.

Mais il est aussi question sans exclusive de Rhodes, d’Algérie, de Tunis, des Amériques et d’Italie napoléonienne. De quoi, nous l’espérons, satisfaire de nombreux lecteurs aux préoccupations et intérêts divers.

Nous rendons hommage à une belle figure d’humaniste qui vient de nous quitter.

Quoique ne publiant habituellement pas de courrier de lecteurs, nous faisons une entorse à cette règle dans cette édition car les deux lettres de la page “Réactions” s’apparentent beaucoup plus à des articles substantiels qu’à des lettres !

Dans la rubrique “Revues” nous évoquons un glissement sémantique (mais c’est hélas un peu plus…) trop répandu et qui nous est fort désagréable. Nos lecteurs en jugeront.

La préparation du disque de chansons judéo-espagnoles se poursuit, dont nous vous annoncions le lancement dans l’édition précédente.  Si vous n’avez pas encore participé à la souscription, il est temps de le faire.

Pour achever la présentation de ce numéro, sachez encore que notre édition américaine accroît régulièrement son audience et que nous continuons à compter sur vous pour nous signaler les noms et adresses à travers le monde de Sépharades non-francophones qui pourraient être intéressés.1

La Rédaction

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