The Jews in Macedonia during the Second World War (1941-1945) collection of documents - Zamila Kolonomos et Vera Veskovich-Vangeli


En macédonien, écriture cyrillique, et partiellement en anglais. 1986. “Les Juifs durant la Seconde Guerre mondiale” Volume 1 : 753 pages, volume 2 : 734 pages. 
Éditeur : Académie Macédonienne des Sciences et des Arts.

Nous avons reçu, non sans difficultés à cause de 
la guerre au Kosovo, un certain nombre de livres 
de la Communauté juive de Belgrade, dont plusieurs ont été écrits par notre amie Zamila Kolonomos qui vit à Skopje, en Macédoine.

Nous avions précédemment attiré l’attention 
sur Zamila (LS 29, page 8) à l’occasion d’une lettre qu’elle nous avait écrite en judéo-espagnol et dans laquelle elle mentionnait divers livres qu’elle avait elle-même publiés, et d’autres, éclairant la situation de Bitola (Monastir), Skopje et autres villes macédoniennes durant la Choah.

Nous nous sommes donc procuré ces livres,
et en commentons certains ci-dessous.


Les auteures, dans une introduction, exposent l’ancienneté de la présence juive dans les Balkans - une trace de synagogue du IVème siècle retrouvée à Stobi, petite ville à 50 km au sud de Skopje - et poursuivent leurs investigations jusqu’à l’occupation par Allemands, Bulgares et Italiens de leur - alors - province, le 6 avril 1941. Les spoliations et brimades commencent tout de suite. 3500 à 4000 Juifs vivaient à l’époque uniquement à Skopje. 

Mais la résistance aux occupants s’organise aussi, Zamila et Vera nous citent les noms des premiers résistants. Zamila en était et nous lirons plus loin son témoignage inédit.

La déportation massive des Juifs des six villes (Skopje 5000 personnes ; Bitola, 3000 ; Gorna- Dzumaja 3000 ; Pirot 2000 ; Dupnitsa 3000 et Radomir 4000) a lieu en mars 1943 et ils sont d’abord majoritairement regroupés à la Manufacture Nationale des Tabacs à Skopje. 




Pas un déporté n’a survécu pour raconter Treblinka, camp d’extermination immédiate, et non de travail et extermination comme Auschwitz-Birkenau.
Grâce aux archives allemandes, les auteures ont retrouvé et publient ici le nombre exact de déportés dans chaque train, souvent les noms des familles.

Des pages 235 à 323, en anglais, les seules dont nous avons pu prendre attentivement connaissance, sont énumérés les documents consultés, en ordre  chronologique, depuis le 21 janvier 1941, jusqu’au 11 août 1960.

Des pages 1165 à 1426, en anglais, sont énumérés par ordre alphabétique et ville par ville tous les déportés, avec leur adresse, leur date de naissance, leur profession lorsque connue et leur nationalité.

Un index permet la recherche alphabétique de tous les noms cités.1

Jean Carasso

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