Souffrance et extermination des Juifs Grecs - Bernard Melo


En grec.1999, Paratiritis publications, Proxenou Koromila 38 à Thessalonique. 
64 pages.

Dans un petit livre de 64 pages, l’auteur relate son expérience personnelle de la Choah à Salonique, sa déportation à Auschwitz, sa récupération et sa vie après la guerre.

Né en 1924 à Salonique, le Dr Bernard Melo est le fils du Dr Albert Melo, chirurgien-dentiste bien connu et membre actif de nombreuses organisations juives et sionistes. Sa mère, aussi médecin, était la sœur du fameux journaliste Isaac Florentin, rédacteur en chef du Tiempo.

Bernard Melo était étudiant à Athènes lorsque les mesures anti-juives l’en éloignèrent et l’obligèrent à revenir chez ses parents à Salonique, ville dans laquelle il fut bientôt arrêté et envoyé au camp de Pavlos Melas puis bientôt au travail forcé à Katerini puis finalement déporté selon la procédure et le calendrier bien connus.

Il réussit à survivre et fut finalement recueilli en 1945 par une mission suédoise à Bergen-Belsen à la libération du camp, pesant 39 kilogs et ayant contracté la tuberculose. Soigné à l’hôpital de la ville d’Uddevalla il y passa deux ans jusqu’à sa guérison complète. Trente-sept personnes seulement furent ainsi secourues et soignées en Suède à la libération des camps. Bernard Melo décida de s’installer dans le pays et raconte comment il y termina ses études de chirurgien-dentiste après avoir été guide de tourisme. Il est rentré en 1995, retraité, à Salonique “pour y finir ses jours”.1

Ses mémoires sont plus ou moins similaires à d’autres, sauf pour la partie vécue après guerre en Suède, et surtout pour son ton critique relativement aux dirigeants de la Communauté, décrivant l’atmosphère qui régnait à Salonique (1938-1942) avant l’annihilation, et la carence de ses “élites” à informer les coreligionnaires du danger de la situation.2

Marcel M. Yoël 


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