Proverbs, sayings and tales of the Sephardi Jews of Macedonia - Zamila Kolonomos


En serbo-croate, caractères latins, en anglais, en hébreu, proverbes en judéo-espagnol,  1978,  “Proverbes, dictons et histoires des Juifs sépharades de Macédoine”. 
Fédération des communautés juives de Yougoslavie, 2000 exemplaires. 192 pages et 24 pages de photos hors-texte.

Puisse cette collection de proverbes et d’historiettes servir de pont […] et nous aider à maintenir vivante la mémoire des victimes de la terreur […].

C’est le prologue de ce livre, et l’on sent bien que Zamila, traumatisée par la Choah, a accompli d’énormes efforts de mémoire et de recherche, dans ce livre comme dans celui analysé plus haut, pour transmettre sa culture.

Elle y a mis toute sa conviction, et recueilli du matériel chez quelques survivants qu’elle a interrogés. Elle commence par un survol de l’histoire de l’implantation juive en Macédoine depuis l’origine puis situe les valeurs de peuplement pour 1890. Par ex. : 4000 juifs à Monastir (puis 3750 en 1931, la guerre balkanique de 1912/1913 ayant vu nombre de juifs émigrer, 3240 en 1940, 3350 en 1941) 220 à Veles, 215 à Dorijan, 100 à Prilep, 50 à Orhid, 1200 à Skopje et 350 à Stip. 8000 juifs en tout en Macédoine au début de l’occupation.

Le démantèlement de la Macédoine entre Serbie, Grèce et Bulgarie est vécu comme un désastre. Et dès 1941 et l’occupation militaire, on lit ici le revers de la fameuse médaille “Durant la Choah, la Bulgarie a protégé ses juifs”.1 L’auteure a observé bien de la cruauté dans la répression bulgare justement…Elle y revient dans la première colonne juste à droite du présent article.

Le livre se poursuit par une étude des parlers judéo-espagnols à Bitola (Monastir) et Skopje, objet d’une thèse d’habilitation soutenue sous la direction de I.S. Revah, à Paris.

Le bouquet final est la collection de mille proverbes2, 527 répandus à Bitola et 483 à Skopje classés par thèmes, et rédigés dans la graphie de chacune de ces villes, puis de 18 historiettes provenant de Bitola et Skopje.

Jean Carasso



Nous avons aussi reçu : Uri Oren (écrivain israélien)  A town called Monastir 
“Une ville appelée Monastir”, 1971 à Tel-Aviv qui décrit la belle et grande figure de la ville, emporté dans la Choah :  Léon Kamhi - Président de l’Association Sioniste de Bitola - 
et en retrace la biographie.

Ainsi qu’une Histoire des Juifs de Macédoine - l’étude la plus complète sur le sujet semble-t-il - signée d’Alexandar Matkovski, en anglais, 1982, Skopje, 223 pages, cartes explicatives. Dans ce livre figure une enquête sur l’internement des juifs dans la Manufacture des Tabacs de Skopje avant leur déportation, dont nous entretien  Zamila dans le texte qui suit.

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