Evet, ben Selanikliyim - Türkiye Sabetayciligi - Makaleler - Ilgaz Zorlu


Nous avons, dans l’édition précédente1, sous la signature de Giacomo Saban, professeur d’Université à Rome, commenté ce livre édité à Istanbul et d’ailleurs plusieurs fois réédité depuis sa première édition, preuve de l’intérêt qu’il suscite.

Zorlu est un auteur contemporain dans la mouvance du courant sabbatéen. Nous avions signalé2 que d’autres auteurs avaient publié en Turquie sur ce livre, dont notre lecteur Rifat Bali.

Celui-ci a réagi en nous priant de porter à connaissance le texte suivant :

“Je suis très étonné et surpris de l’article de  M. Giacomo Saban concernant le livre de Ilgaz Zorlu, qui a paru dans le n° 31 de “La Lettre Sépharade”.
M. Saban fait allusion […] à mon article en turc critiquant le livre de Zorlu, en faisant les commentaires suivants : “Le livre semble avoir perturbé quelque peu les esprits et inquiété bon nombre de membres du groupe qui prennent leurs distances avec l’auteur. Il ne faut donc pas s’étonner si plusieurs écrits, en Turquie (Rifat N. Bali : Evet Ben Selanikliyim üstüne birkaç söz, Virgül 26 de mars 1999), comme en Israël contestent ce livre en détail”.

J’ai deux remarques/critiques essentielles à faire à l’article de M. Saban :

1° Je pense que M. Saban devrait consulter scrupuleusement ses notes avant de se mettre à rédiger son article. Celui auquel il se réfère comme étant le mien est une grosse erreur […]. C‘est celui d’un article écrit par l’auteur lui-même du livre, Ilgaz Zorlu. Cet article était une réponse à mon article de janvier 1999 et rempli d’insinuations et allusions au sujet d’un “complot juif du Grand Rabbinat avec M. Bali comme exécuteur contre M. Zorlu”, pour la simple et bonne raison que j’avais critiqué son livre. De plus, M. Saban semble aussi ignorer mon article clôturant cette polémique qui a paru en avril 1999 dans la même revue.

2° En lisant les commentaires de M. Saban, le simple lecteur qui ne connait pas le fin fond du sujet a l’impression très nette que, soit je suis un Dönmé, et c’est pourquoi j’ai contesté le livre, soit que j’ai critiqué le livre sur la commande expresse des Dönmés.





 
Ceci n’est tout simplement pas le cas. M. Saban semble ignorer, dédaigner et rejetter d’un simple coup de main hautain toute l’argumentation de mon article de janvier 1999. Il semble ignorer et/ou passer outre aussi les insinuations de l’auteur Zorlu contre moi, ainsi que mon second article final clôturant cette polémique.

Je pense que tout auteur qui a fait une présentation critique de n’importe quel livre doit être objectif et donner au lecteur un aspect global du sujet et, s’il y a des critiques qui contestent le livre, en donner les raisons spécifiques et non pas propager la désinformation comme cela semble être le cas avec l’article de M. Saban. Je me demande combien de lecteurs de la LS connaissent le turc et essaieront de récupérer mon article que M. Saban s’est donné la peine de citer d’une façon erronée, pour avoir une idée de la base de ma critique et de la polémique qui s’en est suivie, car dans aucun endroit de son article M. Saban ne précise la logique et le fond de mon article de quatre pages, mais bien au contraire je suis présenté de telle façon que le lecteur a l’impression que le ou les auteurs des articles critiquant M. Zorlu sont exécuteurs d’un ordre qui leur a été donné par une organisation plus ou moins occulte !     

R.B.

Nous avons communiqué ce rectificatif à Giacomo Saban qui réplique :
     
Je voudrais tout d’abord m’excuser auprès des lecteurs de la LS car je me suis en effet trompé dans la citation exacte de l’article que M. Bali a écrit au sujet du livre de M. Zorlu : il a bien paru dans la revue Virgül mais dans le n° de janvier et non pas dans celui de mars.

Je n’ai jamais pensé que tous les articles cités par moi puissent être attribués aux Dönmés, ne fut-ce que parce que certains de ceux-ci étaient publiés à Tel-Aviv ! M. Bali pense que j’ai pu induire en erreur mes lecteurs; si ceci a été le cas, je le regrette.

Je ne me proposais pas d’étendre mon article à toute la polémique que le livre de M. Zorlu a suscitée; c’est pour cette raison que je ne me suis pas attardé sur l’article de M. Bali. Je puis toutefois le rassurer : j’ai beaucoup apprécié ses arguments et, loin de les dédaigner, j’en ai mentionné certains dans un long article sur le même sujet qui sera publié prochainement ailleurs.

Enfin, sans vouloir prolonger la polémique, je ne vois vraiment pas comment mon article aurait pu porter les lecteurs à penser que M. Bali agissait pour le compte de quelque organisation occulte ! Je n’ai mentionné nulle part les insinuations de M. Zorlu à ce sujet.          
G.S.
Et, pour clore cet échange, ces dernières remarques, très récentes, de Rifat Bali :

[…] je tiens à donner la bonne nouvelle à M. Saban que la 7ème version augmentée du livre de M. Zorlu vient de paraître. Il peut, comme tous les autres lecteurs maîtrisant le turc, constater les diffamations et insultes de l’auteur envers moi, nous présentant, moi-même et la revue où mes articles ont paru, comme les exécuteurs d’un ordre mystérieux dans le but de dénigrer le livre en question.

M. Saban peut aussi tenir compte du fait que l’auteur a porté plainte auprès du Conseil de la Presse Turque en juillet dernier contre moi-même et la revue, prétendant qu’on s’est moqué de sa croyance religieuse.  

Compte tenu de tous ces développements dont M. Saban n’est peut-être pas au courant, il serait prudent et sage pour lui, avant de se prononcer sur ma personne et le livre en question, de mener une recherche plus approfondie et ensuite seulement de rédiger son article.3        

R.B.
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