Éditorial


C’est une édition bien particulière que vous découvrirez en ouvrant ce numéro 32 de votre publication, et ce pour plusieurs raisons.

Bien entendu, les commentaires sur les livres parvenus à la Rédaction y tiennent comme d’habitude une bonne place. À ce propos il faut que ce qui suit soit évident à tous, et il vaut donc mieux l’exprimer - “ce qui va sans dire va encore mieux en le disant…”- paraît-il.

Aux exceptions près, vous n’aurez guère l’occasion, individuellement, de lire aucun des livres ici recensés. Et nous le savons très bien. Ce n’est pas du tout dans le but d’en accroître la vente que nous faisons commenter des livres par des signataires choisis pour leur compétence.1 Et si quelques-uns d’entre nous lisent tel ou tel commentaire et y trouvent suffisamment d’intérêt pour se procurer et lire le livre, tant mieux ! 

Mais insidieusement la collection complète de “La Lettre Sépharade” offrirait, à qui l’aurait conservée et la feuilletterait, une sorte d’encyclopédie abordant - sous forme désordonnée bien entendu, au fil des publications reçues et de nos propres choix - tous les aspects de notre culture, de notre passé, de notre mémoire, de notre folklore. S’il en était ainsi, “La Lettre Sépharade” aurait tenu sa place dans la longue chaîne de la transmission.




Un spécialiste des dictionnaires espagnols nous commente le Tesoro de la lengua castillana de Covarrubias2 (1610) du fonds Nahmias. 

Nous présentons par ailleurs un important dossier sur la Macédoine, république de l’ancienne Yougoslavie, maintenant autonome et qui eut à souffrir atrocement de la Choah. Nombre de livres sur la question nous sont parvenus de Belgrade récemment, dont nous offrons un reflet partiel.

Il est aussi beaucoup question de la lingua muestra dans cette édition, avec un nombre inhabituel de colonnes rédigées en judéo-espagnol. Nous n’avons volontairement pas modifié la graphie très diverse des scripteurs, ce qui nous confirme la nécessité d’un travail d’unification, ébauché au colloque qui vient de se tenir à Jérusalem (voir en page 19).
Une innovation pour que notre publication soit plus complète : une rubrique nouvelle Kosas i otras de Sefarad - Choses et autres de Sefarad - dans laquelle nous porterons à la connaissance des lecteurs des faits que nous ne relations pas jusqu’ici et qui auraient pu injustement passer inaperçus. Nous privilégierons ceux très peu ou pas du tout relatés ailleurs et dont nous aurions connaissance.

La réédition du livre de Luis de Barthema, précédemment annoncée : Itinerario…, est en cours et nous espérons être en mesure de livrer le livre aux souscripteurs peu de semaines après la présente édition. Merci de la confiance. Nous espérons poursuivre l’expérience.

La Rédaction
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