Revues : Cronica 149 -150 - 151


En feuilletant les trois derniers numéros (149 à 151) de Χρονικα - Cronica1Bernard Pierron a noté entre autres :

- (n° 149) quelques souvenirs du vétérinaire Isaac Ménassé annonçant la publication d’un livre racontant sa déportation de Thessalonique à Bergen-Belsen, sort moins défavorable que celui de ses compatriotes déportés vers Auschwitz-Birkenau. Cette “chance” lui vint d’un simple juron prononcé par hasard en hongrois devant un SS de cette nationalité.

- (n° 150) la cérémonie qui a eu lieu à Drama (au nord-ouest de Thessalonique)  en fin de mai, avec pose d’une plaque commémorative en mémoire des 1200 juifs de la ville déportés par les Bulgares - dont 39 seulement survécurent. 
(Il s’agit d’une région du nord de la Grèce, la Thrace, partiellement occupée par les Bulgares durant la guerre, en accord avec les Allemands bien entendu, et de laquelle les juifs furent tous déportés et exterminés, alors qu’ils ne le furent pas de Bulgarie même. La LS a déjà plusieurs fois exposé ce fait. NDLR).

Dans le même numéro est évoquée l’histoire de la communauté de Patras, où il semble que les juifs aient été installés depuis l’an 300 avant notre ère. L’arrivée des expulsés d’Espagne porta la population juive à environ 1500 âmes au XVIIème siècle, soit près du tiers de la population de la ville.  La Choah affecta la moitié de la population juive et, sur les 120 personnes qui survécurent, il ne reste plus qu’un juif à Patras. Cette histoire est contée par Apost. Maryeli.

- (n° 151) les difficultés éprouvées par le Conseil Central des Israélites de Grèce dans ses recherches sur les communautés du nord du pays qui ont été rayées de la carte par la Choah. Quelques exemples sont cités : la mairie d’Orestiada informe que le nombre de familles juives avant la guerre était insignifiant, tandis que celle de Serrès affirme qu’elle ne possède aucun élément concernant la présence et l’activité d’une communauté juive. La ville de Dhidhimotikhon fournit par contre quelques informations sur les différentes origines des juifs de la cité, ajoutant qu’il n’y reste plus qu’une famille actuellement.

Un autre article est consacré au rôle de l’organisation de résistance EAM/ELAS dans le sauvetage de juifs durant l’occupation allemande2.






Bernard Pierron 
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