Itinéraires exemplaires : L’Union des Israélites Sépharades de France - U.I.S.F. - et la rue Puvis de Chavannes


Ça n’est pas d’un livre, mais d’une institution que nous allons vous entretenir ici. Mais il s’agit tout aussi bien     d’un itinéraire exemplaire et c’est à ce titre que cet article est justement placé dans cette rubrique de la “Lettre Sépharade”.

Remontons jusqu’à 1919 dans le milieu des judéo-hispanophones balkaniques de Paris. Dès ce moment ils sont un certain nombre, une petite colonie plutôt homogène, vivant assez groupée dans les arrondissements 9, 10 et 11èmes.

Leur “grand homme” est le docteur Vidal Modiano qui les connait tous puisqu’il les soigne lorsqu’ils sont malades.
Voulant structurer leur relation, il fonde une “Union des Israélites Saloniciens de France” qui siège rue La Fayette, dans leur quartier bien entendu.

Peu à peu, sous l’impulsion de Vidal - comme tout le monde l’appelle - entrent au bureau les frères Joseph, Elie J. et Marcel Nahmias
 ce dernier seul survivant actuel de l’équipe fondatrice - Edgard Abravanel, les cousins  Benveniste.

En 1946 le groupe, ayant compté ses disparus, se reconstitue rue Blanche, pour se transporter finalement en 1961 dans un bel hôtel particulier de la rue Puvis de Chavannes acquis grâce à la générosité et au dévouement de quelques uns.

Les décennies passent, l’Association a élargi son objet - devenue “Union des Israélites Séfaradis de France” - les fondateurs disparaissent l’un après l’autre et de nouveaux responsables assument.

Et cette année 1996 voit de nouveaux bouleversements :

En mai décède Samuel Saltiel, cousin germain des frères Nahmias, entré dans l’Association dès son arrivée à Paris en 1926. Cet homme généreux voulait toujours sa famille proche de lui et fit entrer son fils Joseph Jacques Saltiel dès 1970.
C’est ce dernier qui assume maintenant la présidence de l’Union, en compagnie de Robert Mitrani, lui aussi parent de l’un des fondateurs.

Elie J. Nahmias, avant sa mort récente, a cédé sa bibliothèque de 1500 livres à l’Alliance Israélite Universelle, qui lui a rendu hommage ces jours derniers, le 25 novembre.

Et une page se tourne. L’immeuble de la rue Puvis de Chavannes sera vendu par le Fonds Social, la charge financière étant trop lourde, et il faudra se regrouper dans un local plus modeste, restant à trouver.
Toutes suggestions et initiatives dans ce sens sont bienvenues, à communiquer par écrit à Jacques Saltiel ou Robert Mitrani.1

La Rédaction
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