Kathimerini du 3 mars 1996


Supplément dominical "Epta Mérès" Sept Jours (en grec)
Il nous a déjà été donné à plusieurs reprises de noter dans la “Lettre Sépharade”  que les Grecs prenaient de plus en plus conscience de l’existence d’une communauté juive dans leur pays. Depuis quelques années des chercheurs s’emploient à accélérer cette prise de conscience en livrant à leurs concitoyens - qui pour beaucoup ignoraient l’ancienneté et l’importance de la communauté juive hellène - des études dans les domaines les plus variés. En ce début d’année, c’est par l’intermédiaire du journal, I Kathimérini,  que l’on pourrait comparer à notre “Monde” s’il fallait donner une idée de l’ampleur de l’événement,  que ces chercheurs s’expriment : en effet l’édition dominicale de ce quotidien, “Epta Mérès”, est entièrement consacrée aux Juifs de Grèce, qui ont d’ailleurs collaboré à sa mise en place. Nous y retrouvons des noms qui ne nous sont pas étrangers - Nikos Stavroulakis, Franguiski Abatzopoulou, Réna Molho - et des thèmes connus, tels que celui des racines communes des peuples juif et grec que le Métropolite Fouyias a déjà traité avec plus ou moins de lucidité dans l’un de ses plus récents ouvrages1 , celui des synagogues ou de la communauté de Salonique etc. Après le numéro de la revue “Thèmes Contemporains”2 lui aussi consacré au judaïsme grec mais dans une optique moins conformiste, cette édition dominicale, vient compléter une politique d’information de la presse grecque qu’il faut ici saluer.

Bernard Pierron



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