De Saragosa a Yerushaláyim Kuentos sefaradis - Matilda Koen Sarano


En judéo-espagnol. 6 1995/206 pages, IberCaja éditeurs, 2 Plaza Basilio Paraiso, E-50006-Saragosse
Elle est proprement extraordinaire, Matilda, nous lui devons beaucoup, et les générations futures, encore plus. Oserai-je  écrire qu’elle est irremplaçable ? D’ores et déjà, ce n’est pas la première fois que nous l’ exprimons, elle est indispensable aux enseignants de notre langue pour illuster leur cours.

Depuis tant d’années, elle ne cesse de recueillir de la bouche d’ informateurs en Israël, en Espagne et ailleurs, des histoires, des contes, des coutumes, des réflexions qui vont toujours bien plus loin que l’exprimé.

Le survol de ces textes nous plonge véritablement dans la culture véhiculée depuis des siècles par nos aïeux sortis, expulsés d’Espagne. Ils expriment toute la sagesse du monde, l’expérience des anciens pour tout dire, sous une forme souvent ramassée.

Le présent volume vient de paraître en Espagne et il nous est expliqué pourquoi : il résulte d’une rencontre  enthousiaste, dans la sympathie, à Jérusalem,  entre María  Rosario de Parada et Matilda qui intervenait à l’époque, avec Moshe Shaul, sur les ondes de Kol Israël. La première, de retour à Saragosse, sut convaincre la direction d’IberCaja de publier un recueil de petits contes recueillis par Matilda de la bouche d’informateurs/trices. Matilda en a publié bien d’autres, souvent chez l’éditeur Kana à Jérusalem.1


Il s’agit ici de petit récits d’une page en moyenne, mais certains beaucoup plus courts.

L’édition est belle, soignée. Pour chacune des histoires, Matilda offre le nom de son informateur/trice.

Lisez celle-ci dans sa concision, communiquée en 1994 par Esther Lévy, vivant à Jérusalem (page 99) :

La repuesta de la mujer

Un ombre era kazado, se kito. Paso un poko de tiempo, konosio una bivda, i se kazo.
Paso unos kuantos anyos, el s’enfasio, la kijo kitar.
Le disho : “Mira, yo me kero kitar. Ya m’enfasyi de star kazado”.
Eya le disho :  “No ! me tomates bivda. Me vas à deshar bivda”.2

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