Un poko de tenemaka


Lexpression que nous avions rapportée dans la LS précédente à la suite d’un article de souvenirs de David Benbassat-Benby, na pas fini d’évoquer des réminescences fortes !
Ainsi
Nora Nehama épouse Saporta, d’Atlanta aux USA, nous raconte-t-elle :

J’étais chez ma grand-mère (à Salonique) et j’embêtais la femme de ménage à la cuisine. Pour se débarrasser de moi elle me dit :«Va en de la nona para ke te de un poko de tenemaka». Je vais donc dans la salle à manger où ma grand-mère, devant le buffet, rangeait les diverses confitures que toute bonne ménagère se devait de préparer(naranjikas1 bermejo2 charope3 prune etc.) «Nona, dicho Djamila ke me des un poko de tenemaka». Et ma grand-mère prend une assiette et y met une cuillérée de chaque oya de confiture.

Je trouvai la tenemaka merveilleuse.

Quelque temps plus tard, j’é
tais toujours à la cuisine à importuner Djamila qui faisait la lessive. Elle m’envoie de nouveau chez ma grand-mère pour lui demander de la tenemaka.  J’accepte avec grand enthousiasme, mattendant à un autre échantillonnage de confitures... mais cette fois ma grand-mère me tend un petit paquet dindigo de lessive :«Dale este agnir4 a Djamila ».

Déception et grande surprise ! Comment ce mot pouvait-il signifier deux choses aussi opposées ? Je ny comprenais rien !”

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