Agenda + Le cimetière Londres - Tracy Harrys



L’Université d’été de Tolède aura lieu sur le campus , du lundi 11 au jeudi soir 14 septembre, avec un programme varié portant sur :
Evolution historique, linguistique et littéraire de la dispersion sépharade. Les intervenants sont essentiellement espagnols, mais aussi israéliens et français (Esther Benbassa). Un déjeuner typique sépharade est prévu pour le 13 septembre. La dernière intervention sera celle de l’Ambassadeur de Bosnie en Espagne.
Remise de diplômes aux participants assidus
1.





A Paris, une exposition vente de tableaux au profit de l’hôpital Carmel à Haïfa

Une occasion nous est offerte de revenir sur l’ important ouvrage commenté par Bernard Pierron dans notre n° précédent : 

Histoire et créativité

Nous écrivions que le troisième Congrès organisé par Misgav Yerushalayim, dont ce recueil constitue les actes, s’était tenu en 1988, en mémoire du cinquième centenaire de naissance de Joseph Caro à Tolède.
On rappelle que cet érudit rabbin fit autorité dans le monde judaïque par son recueil appelé Shulhan Arukh, (“La table dressée”, d’après le Psaume 23/5) publié en Galilée dès 1555, à Venise en 1565 et sans cesse republié depuis, sorte de code rabbinique, résumé de toute son œuvre - complété ultérieurement par Isserlès (1510-1572), rabbin de Cracovie - de consultation aisée, et qui fait autorité aujourd’hui encore.
Ce futur rabbin, exilé enfant du Portugal avec sa famille en 1497 vers Constantinople puis d’autres villes voisines, mourut en 1515 à Safed où l’on peut toujours se recueillir sur sa tombe.
Marié trois fois, il eut de nombreux enfants.
Les circonstances de la vie nous font rencontrer ces temps derniers l’une de ses descendantes, 
Bettina Caro, peintre de talent, fort cotée et bien connue au Royaume Uni où elle vit, en Israël et ailleurs, qui expo-sera ses œuvres à Paris le 14 septembre chez Haïm Menir, 80 bd de Courcelles 17ème, où elles seront mises en vente au profit de l’Hôpital Carmel à Haïfa, Israël. Venez voir !


Toujours à propos du commentaire de Bernard Pierron sur ce même livre dans la “Lettre Sépharade” précédente page 6, notre lectrice attentive 
Monique Vidal rétablit l’ orthographe de Clairance et indique que Vidax pourrait bien être Bidache (non loin de Clairance) et que le seigneur du lieu à l’époque était bien le duc de Gramont dont le chateau dominait la ville. Les ruines actuelles en sont d’ailleurs encore imposantes.



Rencontres judaïques de 

Tudela “Les chemins de l’exil”

 du 7 au 9 Novembre 1995 secondes rencontres judaïques organisées par le gouvernement de Navarre, sous l’autorité du Juan Carrasco.

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Divers intervenants de haut niveau et de différents pays (Espagne, Italie, France - Gérard Nahon - Israël, USA) proposeront le fruit de leurs recherches sur les courants migratoires dans le monde juif européen jusqu’en 1492 et au delà, la situation en Italie, en Castille, en Aragon, en Navarre2.
On se souvient du grand succès obtenu par les précédentes rencontres, du 5 au 7 octobre de l’an dernier, dont nous avons rendu compte dans la LS 12.


Restons un instant en Espagne pour vous informer que l’UNESCO a déclaré la
Judería de Córdoba
patrimoine de l’Humanité 


Il s’agit pratiquement du cœur historique de Cordoue, groupé autour de la mosquée.


La neuvième conférence britannique sur les études judéo-hispaniques qui vient de se tenir à Londres du 2 au 4 juillet acquiert maintenant sa dimension internationale avec l’intervention cette année de spécialistes américains, israéliens, français, espagnols, canadiens, outre les britanniques bien entendu, l’organisatrice Hilary Pomeroy en tête !
Vidas Largas”, “Aki Yerushalayim”, “Los Muestros”, la “Lettre Sépharade” étaient représentés.
L’existence du 
Novo Cemetery , bien entretenu, à l’intérieur du campus universitaire qui abritait les participants, éveilla l’attention.
L’Universitaire américaine 
Tracy Harris a enquêté pour nous :

Participant à la neuvième conférence britannique sur les études judéo-hispaniques au Queen Mary & Westfield College de l’Université de Londres, j’ai tenu à visiter le cimetière sépharade à l’intérieur du campus.

Ce cimetière appartient à la Communauté judéo-portugaise. Il est connu comme le “Novo Cemetery”, partie du second cimetière ouvert en 1733 et étendu en 1855.

La liste qui suit est celle de noms relevés sur les tombes . Plusieurs de ces tombes concernent des familles sépharades londoniennes bien connues à la fin du 18ème et au cours du 19ème siècles. Quelques-uns de ces noms ont été anglicisés. Remarquer l’équilibre entre les noms des “méditerranéens” (restés juifs) et les noms des “portugais” (passés un temps par le christianisme).

Abarbanel, Abendana, Albecaser, Albecasis, Aguilar, Alvarez, Andrade, Basan, Belasco, Belinfante, Belisario, Benoliel, Bensusan, Benzaquen, Bittan, Botibol, Bravo, Busnack, Capua, Cardozo, Carvalho, Castello, Coelho, Cohen, Colaco, (de/da) Costa, de Leon, Delmonte, de Miranda, Fernandez, Finzi, (de) Fonseca, Garcia, Genese, Harris, Hart, Hassan, Henry, Israël, Jessurun, J(h)alfon, Jurado, Levy, Lindo, Lyon, Martin, Martines, Mendes, Mendoza, Messias, Mocatto, Montefiore, Nabarro, Nahon, Nunes, (de) Pass, Perez, Pezaro, Picciotto, Pinto, Piza, Pool, Ricardo, Rimini, Rodrigues, Romain, Salzedo, Saqui, Sarfaty, Sassoon, (de) Solla, Suhami, Treves, Valencia.


Tracy K. Harris

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NDLR. A Londres, construisant une université, on s’est efforcé de maintenir au moins une partie du vieux cimetière, qui a connu encore quelques inhumations au XXème siècle.
A Salonique, et ailleurs aussi en semblable circonstance hélas... 
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