Poésie


Retrouvé par notre lecteur d’Athènes Yannis Megas, le poème suivant, dun auteur anonyme, paru en 1916 dans lAlmanach National de lHopital Hirsch :

Le hamal1


Sobre comme un chameau, mais fort comme un cheval,
Bombant les reins, ployant le cou, tendant l’échine,
Sur le pavé pointu, à travers la ravine,
De son jarret nerveux et sûr, va le hamal.
*
Et le faix qui le courbe ainsi n’est point banal,
C’est une armoire, un lit, un poële, une vitrine,
Ou bien c’est une caisse énorme qui chemine
Vers quelque magasin ou vers quelque bacal2
*
Sous le large surplomb de cet échafaudage,
Une barbe qui se balance, un front en nage,
Un corps plié en deux, des jambes en fluteau...
*
Et tout le jour il marche ainsi, miséricorde !
Se contentant de desserrer un peu sa corde
Et de crier de temps en temps : “A Dio Santo !”


.... et pour consoler notre malheureux hamal, de la part de notre amie

Rita Gabbaï-Simantov :

Lagrima


Bendicha la lagrima

koriendo de los ojos

para dolor ajena

Lagrima ke las almas

akojen kon amor

par ir apozarla

adelantre del Senior

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